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Percorsi Informativi sulle Saline di Trapani e sulla Colombaia - Saline di Trapani e Paceco - Home Page
 
 
 
 
 
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Castello della Colombaia

Parcours explicatifs des salines et du château du Colombier
A l'intérieur de l'ancien lazareth, l'administration communale de Trapani a réalisé l'aménagement de deux parcours explicatifs, dans le cadre du programme de développement d'un pôle touristique qui se propose de promouvoir la culture de l'environnement et du patrimoine historique et artistique du territoire.

Le Colombier : notes historiques
Les archéologues situent la naissance de la ville de Trapani à la période punique, autour du port naturel qui servait de base aux Carthaginois. C'est d'ailleurs juste à l'embouchure du port que se trouve une petite île qui, de par sa position, fut considérée d'une grande importance civile et militaire.
La construction de la première fortification, appelée « Péliade » est attribuée au carthaginois Hamilcar Barca et remonte donc à la première guerre punique (264-241), mais elle céda suite au siège romain. Le Consul Numerius Fabius conquit « Péliade » en une seule nuit, exterminant la garnison carthaginoise.
En réalité, on sait peu du Colombier, on peut seulement imaginer qu'il a été utilisé par tous les « acteurs » de l'Histoire : citerne d'eau de pluie pour les navires, arsenal, poste de garde, phare et tour de signalement. Il faut chercher l'origine du nom « Colombier » dans le fait que les colombes étaient souvent utilisées comme véritables « messagers de l'air » ; on parle entre autres d'un de leurs vols qui eut lieu lors d'un printemps vers Erice, là où se trouve le temple de Vénus.
Beaucoup d'historiens ont parlé de ce Colombier : Thucydide, Pline, Virgile, Diodore de Sicile, etc (la liste serait trop longue). Il a été habité par les Carthaginois, Phéniciens, Troyens, Romains, Berbères et Byzantins, Espagnols et Français.

Le Colombier : architecture
Le château a une planimétrie irrégulière et l'ensemble monumental comprend trois éléments : un bastion en forme de pointe, une tour octogonale et une forteresse quasiment elliptique.
Une grande partie a été réalisée en claveaux de pierre calcaire ; à l'est, un grand terre-plein recèle peut-être la citerne dont nous parlent les historiens. Seul un grand escalier à l'extérieur permet d'y accéder. Une fois la porte franchie, on arrive sur un palier d'où partent les couloirs et les escaliers qui relient les pièces et les cours intérieures.
La plupart des pièces du premier et du deuxième niveau ont des voûtes en berceau. Les plafonds intermédiaires de la tour octogonale (env. 37,50 m de hauteur) ont des poutres sur lesquelles reposent des lattes de bois recouvertes de débris de tuffeau scié. Une remarquable voûte en croisée d'ogives couvre le dernier niveau de la tour. L'architecture actuelle est le résultat de tous les remaniements qui l'ont tranformée au cours des millénaires.

Réserve Naturelle Orientée « Salines de Paceco et Trapani »
Entre le milieu du XIXème siècle et le milieu du XXème siècle, une grande partie des zones humides a été asséchée pour des raisons sanitaires mais aussi à cause de la demande croissante de superficies à destiner aux activités agricoles. Aujourd'hui les salines offrent un décor spectaculaire et fascinant mais elles sont également une des réserves les plus importantes de Sicile, où peuvent faire halte les oiseaux migrateurs qui volent vers l'Afrique en automne pour revenir au printemps. On a recensé 208 espèces parmi lesquelles spatules, phénicoptères, aigrettes garzette, tadornes, avocettes, échasses d'Italie et canards qui y sont présents par milliers.
Outre les oiseaux, la réserve abrite une grande quantité d'amphibiens et de reptiles ainsi que des magnifiques prairies d'halophytes, avec de vastes étendues de salicornes, qui sont des plantes succulentes. Vous pouvez admirer tout cela en parcourant les nombreux sentiers qui serpentent entre des grands tas de sel blanc et des bassins d'eau qui ont les couleurs du ciel et du sel.
On présume que les salines furent créées par les phéniciens, en revanche, nous avons la certitude, grâce à un acte public de 1346, que certaines d'entre elles furent offertes en récompense par le roi Alphonse et par Ferdinand d'Aragone à ceux qui s'étaient dévoués pendant l'épidémie de peste.
La réserve s'étend sur 950 hectares, elle a été instituée en 1995 par la Région Sicilienne qui en a confié la gestion au WWF Italie.